gautiermichelin

J’interviens dans le cursus de l’école EKOD (https://www.ekod.school/) qui forme à bac+2/+3 sur trois profils, technicien systèmes et réseaux/webconcepteur/chef de projet web.

La méthodologie sur les projets tutorés est de travailler par bi/trinôme. Le problème ici est la spécialisation. Le recrutement et les aspirations sont bât… pardon bancales : on y arrive soit avec une aspiration au graphisme/design ; soit avec des envies de code. L’intérêt qui correspondrait à la formation serait pour les étudiants d’en avoir conscience et envie de faire du chemin des uns vers les autres. En pratique, ce n’est pas tout à fait le cas, et l’énoncé du sujet laisse une place à cela. J’ai ainsi du surveiller la réalisation d’un sujet :

“Vous devez vous appuyer sur le travail d'équipe et réaliser un travail dont vous serez fiers. Vous n'êtes pas tous des amoureux de la programmation et le projet est ambitieux. […] Vous ne serez pas évalués sur l'ensemble des fonctionnalités développées mais sur la démarche et sur votre compréhension théorique.”

Cette formulation est navrante.

Ils sont là pour se former, aussi bien à la technique qu’à la théorie. Que, quand la technique n’a pas tout à fait permis d’arriver au résultat, se raccrocher aux branches permette d’attraper même bon nombre des points, soit.

Passons au delà : les deux profils mentionnés plus haut entraînent une spécialisation dans la réalisation. Il manque la capacité des étudiants à produire eux-même la globalité d’un projet : un/une des deux se concentre sur le graphisme, l’autre sur le développement logiciel.

On aura essayé durant cette séquence de projet tutoré qui dure tout de même 13 jours, donc 13 jours en étant sur place, dans la salle, sans les diriger (trop…) mais en répondant à leurs questions. Caler 13 jours dans l’emploi du temps de la boîte aurait été trop dur : j’ai embarqué Marine et Steven dans la bataille, en tournant en essayant de maintenir 2 profs d’IdéesCulture dans la salle, l’un pouvant s’isoler en alternant avec l’autre pour avancer sur ses projets.

On aura fait au mieux. On en est à 5 jours sur les 13 prévus en ce 3 mai 2023, reste à voir fin juin où les étudiants en seront, il se peut même qu’on ait de belles surprises.

L’association historique locale La Clef de Voute a travaillé sur la retranscription des épitaphes présentes dans l’église de Saint-Gervais-en-Belin. C’est une demi-douzaine de pierres retraçant les lignées locales et l’histoire du lieu, autour notamment de la figure de l’abbé de Moncé.

Je prépare avec Thomas Vivet la mise en page du livret qui sera placé dans l’église.

Côté IdéesCulture, j’ai pu déployer https://folleville.unguide.fr pour servir de visite virtuelle/appli d’aide à la visite/audioguide dans mon village d’origine, Folleville, entre Amiens et Beauvais, haut lieu de mémoire (l’église est classée au patrimoine Unesco via les routes de Saint-Jacques, saint Vincent de Paul y a prêché, c’est un des premier témoignages du gothique flamboyant au nord de Paris…).

Prochaine étape, que je m’attèle à la retranscription dans l’app de visite des contenus déjà présents dans l’église, en faisant la part belle à ces retranscriptions de stèle.

On essaie de faire des choses sur place, avec les outils qu’on maîtrise : après le site internet de la commune, un projet d’e-commerce pour le Comptoir d’Antan, la boutique de Christophe Lalou (j’avais déjà dessiné la vitrine), un site internet refondu pour le COLSG (avec IdéesCulture, en facturant à un tarif superlocal et en ne comptant pas du tout toutes les heures), les Croq Chemins à Mulsanne, l’asso Mulsanne sur un plateau. Croisons les doigts pour que tous ces outils de communication soient utiles et appréciés par ceux qui les portent aujourd’hui.

Pourquoi je n'ai pas voté le dernier budget de la commune de Saint-Gervais-en-Belin...

Nous avons eu une première réunion lundi 6 mars 2023 de présentation du budget. Lors de cette réunion, les chiffres étaient incertains, incomplets ou erronés, selon la perception de chacun, pour l'année 2022. J'ai demandé la communication des éléments manquants (des commandes engagées avec devis signé, des factures pourtant reçues...) qui n'apparaissaient pas dans les tableaux récapitulatifs. Comment voter un budget 2023 quand on a pas les bons chiffres pour 2022 ? Personnellement ça m'est difficile. Une promesse d'envoi des résultats sous 48h n'a pu être tenue, et le jeudi matin, force était de constater que je n'avais rien reçu.

Nous avons dû voter le budget le 20 mars 2023 en conseil municipal. Les tableaux envoyés durant le week-end personnellement par Mme le maire Mathilde Plu remplissaient les vides mais manque de chance, ceux-ci ont encore été modifiés le matin même par la DGS. Même si l'aide de Téloché est appréciée, à ce niveau là de sables mouvants, on ne peut pas voter un budget avec des chiffres arrêtés le matin même...

Austérité et sables mouvants marquent donc le début de notre année budgétaire à Saint-Gervais.

Cet amateurisme n'a pas empêché un vote favorable des autres élus, nous avons été quelques uns à nous abstenir. Je ne suis pas opposé aux comptes, on est dans le même bain, avec pour la plupart une volonté partagée de faire au mieux avec les moyens de la communes.

Honnêtement, un document aussi important qu’un budget communal ne saurait être modifié à quelques heures de son vote ; cela nuit gravement à sa crédibilité et la perception de sa sincérité. On prépare un budget, on l’étudie et on passe seulement au vote après.

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